Archive pour la catégorie 'Politique'

La Révolution idéologique à engager au PS

JaurèsLe PS a besoin d’une révolution idéologique complète qui devra s’appuyer sur un travail de fond selon 3 axes :

- une réflexion complète sur la société :

– le PS est toujours un parti qui réfléchit en termes de lutte des classes, alors que nous sommes dans une société (i) où l’individu prime de plus en plus et (ii) où on ne peut plus parler de classes uniformes. Il nous faut donc une véritable analyse complète de la société française actuelle dans sa diversité pour savoir comment répondre au mieux à ses attentes ;

- réaffirmer nos valeurs de gauche pour mieux les expliciter à nos concitoyens : humanisme, justice sociale, progrès social, égalité des chances, autonomisation, fraternité, anticolonialisme, etc. Le SMIC à 1 500 €, les 35h, le contrat première chance, tout ça ne sont que des techniques ou des outils censés permettre d’arriver à une finalité, et ne sont jamais une fin en soi ; le problème c’est qu’aujourd’hui le PS ne sait pas présenter aux Français ni sa finalité ni ses valeurs profondes ;

- pour appliquer ses valeurs dans la réalité du 21ème siècle, il nous faut définitivement reconnaître l’économie de marché dans tous ses défauts mais aussi tous ses avantages. L’économie de marché a permis de créer des richesses considérables, qui sont nécessaires à la redistribution ; elle a beaucoup mieux fonctionné que les économies dirigistes du 20ème siècle pour créer de la richesse. En corollaire, c’est un système qui, s’il n’est pas contrôlé, accroit les inégalités, détruit l’environnement, et est inapte, dans le cadre de nos valeurs de gauche, à gérer des pans entiers de la vie quotidienne, éducation et culture notamment. En clair, il faut accepter l’économie de marché mais refuser la « main invisible » à laquelle la droite, elle, croit.

 

Si à mon avis, le PS peut arriver à travailler ensemble facilement sur les deux premiers points, il est évident qu’un effort de pédagogie énorme va être nécessaire pour expliquer le troisième qui constitue une véritable rupture avec la stratégie d’Epinay et avec une doctrine générale qui ne s’est jamais affranchie du marxisme.

 

LB

En sang… bleu… toute vie impossible ? (désolé, c’est un peu long)

Depuis quelques jours, j’ai une drôle de sensation.

L’impression que la France de gauche est non seulement complètement groggy mais aussi complètement paralysée. Incapable de réagir, de s’exprimer.

C’est logique, me direz-vous : quand on a pris une belle claque, on est d’abord sonné ; si on est démocrate, on accepte le choix du peuple ; si on est humble, on préfère fermer sa gueule quelque temps et réfléchir aux raisons de son échec ; et si on est sage et constructif, on ne critique pas pour critiquer, sachant qu’aucun faux pas majeur n’a encore été commis…

C’est peut être aussi un effet de la stratégie de bulldozer de Sarko qui « enchaîne » comme on dit, ne lâche rien, et veut surfer sur son élan au moins jusqu’aux législatives…Il est peut être, enfin, compliqué d’intéresser les médias, quand ceux-ci sont 100% mobilisés sur les joggings de Sarko…

Il y a sans doute un peu de tout ça mais je pense que le malaise est plus profond, car je ressens cette paralysie non seulement chez les hommes politiques mais aussi chez les gens de gauche. Chez moi, aussi d’ailleurs.

A titre très personnel, je vois au moins 2 raisons à cet état.

D’abord, j’ai tendance à penser que quand on soutient une candidate sans être vraiment à fond derrière elle – en la critiquant autant que son adversaire, voire en ayant, lors des primaires, espéré sa perte – la défaite laisse un goût bizarre. Pas doux, c’est clair, mais bizarre. Façon « je le savais, je vous l’avais bien dit ».

Ensuite, je suis sincèrement assez bluffé par le changement de style que Sarko a réussi à imposer. Je ne reviendrai pas sur sa phraséologie simple, et souvent séduisante (savant mélange du bagout populo de Tapis et de la simplicité directe de Besancenot), là où les hommes politiques se perdent souvent en verbiage.

Pas non plus sur son rythme effréné, très techno, là où Mitterrand et Chirac étaient dans la marche funèbre. Mais je pense qu’en agissant comme tel, Sarko donne une nouvelle cohérence à la logique institutionnelle de l’élection présidentielle.

J’ai toujours trouvé bizarre qu’on vote pour un homme et un projet, et qu’ensuite, celui-ci doive se mettre en retrait dans un rôle d’arbitre passif. Dans son attitude, si l’on se fie aux traditions, Sarko est peut être plus premier ministre que président mais je crois que c’est aujourd’hui ce qu’attendent les français de leur président.

Les critiques n’y voient que de l’esbrouffe. Je ne suis pas de ceux là. Oui, il y a beaucoup d’image, et c’est vrai qu’il faudra juger sur pièce, mais un homme politique, c’est un guide, et le peuple attend ces images. Il faut les lui donner… même s’il ne faut pas faire que cela. Qu’on l’aime ou pas, que ça dure ou pas, Sarko a réussi a redonner foi en la politique à beaucoup de gens, parce qu’ils pensent à nouveau qu’un homme politique peut changer les choses.

Et j’ajoute que cette boulimie suractive, moi, elle me fascine ! Cette volonté inflexible, doublée d’une énergie qui semble inépuisable, elle me culpabiliserait presque. Je la trouve incroyablement cohérente avec notre époque où tout va à 100 à l’heure. Très impressionnante quand je vois la difficulté que j’ai, moi, à gérer mes petits problèmes. Et à titre moins perso et moins anecdotique, quand je la compare au rythme des autres hommes politiques, passés ou présent. Flippant, non ? Même sur un cobaye éduqué, mision réussie ! Et vive le culte du chef tout puissant !

Tout ça, le futur adversaire de Sarko devra en tenir compte à défaut de s’en inspirerCar on ne reviendra pas en arrière et on ne battra pas Sarko avec les méthodes politiques de papa…

J’en reviens à mon impression d’être un lapin au milieu de la route, hypnotisé par la lueurs des phares qui se rapprochent à grande vitesse… Il faut bouger, mais comment ? Par où ?

Car oui, il faut bouger !

Ne pas s’opposer bêtement par esprit de contradiction, en tombant dans la caricature, la mauvaise foi ou la paranoïa. Ca ne serait pas constructif : tout le monde doit vouloir que les choses s’améliorent. Et ça serait improductif : toute opposition stérile serait taxée à juste titre de sectarisme, avec effet boomerang garanti.

Mais non, désolé, je n’accepte pas les propos pontifiants et donneurs de leçons qui voudraient que bon maintenant, c’est fait, le peuple a tranché, tous derrière Sarkozy ! La démocratie française, ça n’est pas et ça n’a jamais été « on débat pendant 3 mois et après on ferme sa gueule pendant 5 ans en attendant de voir ce que donne le vainqueur ». Une opposition n’est pas forcément stérile. Intelligente, elle est un garde fou qui modère les ardeurs du vainqueur et s’assure que « l’autre moitié du pays » (parfois même la première) est respectée… elle peut même (rêvons un peu) être un second moteur utile.

D’ailleurs, je trouve ces mêmes propos incroyablement faux-culs ! Car même s’il ne fallait laisser parler ses convictions que tous les 5 ans, la victoire de Sarko a montré qu’une campagne présidentielle, ça se gagne très longtemps à l’avance. 2012 se prépare aujourd’hui, et si on a une autre vision de la société que celle de Sarko, on a le droit de vouloir se donner toutes les chances de la faire passer lors des prochaines échéances

La question, c’est donc bien celle du comment !

Trouver son champion

On écoute quelqu’un, on vote pour une personnalité… même en dehors des élections présidentielles, je pense qu’un parti et une cause ont besoin d’un champion pour se faire entendre. A l’UMP, c’est clair depuis longtemps. Pas au PS. Ils se drapent parfois derrière la fierté d’une forme de collégialité, blâmant le côté bonapartiste de Sarko. Ca me fait bien rigoler… Le collectif socialiste, c’est surtout un grand brouhaha, et accessoirement 10 gars qui voudraient être califes à la place du calife… 11 Trezeguet ensemble, ça ne gagne pas la coupe du Monde… Alors 11 Guivarch…

La question est : à quoi devrait ressembler notre nouveau Monsieur ou Madame X ?

Pour moi, il doit s’agir :

  • D’un homme ou une femme politique moderne cf ma remarque sur le style Sarko
  • Porteur d’un projet qu’il ou elle a lui-même forgé, sous entendu pas obligé de se coltiner des idées qui ne sont pas les siennes…
  • Qui sache s’exprimer avec suffisamment de clarté et de passion pour faire passer son message auprès des foules et les enflammer
  • A la tête d’un parti en ordre de bataille, c’est-à-dire suffisamment soumis à son leader et suffisamment riche de sa diversité

Ségolène ? Elle a l’avantage de l’image (entre jolie maman et madone autoritaire), de ne pas avoir été ridicule pendant sa première grande campagne et d’être déjà bien en place, mais je pense qu’elle aura du mal à dépasser sa mauvaise réputation d’incompétente hystérique, à s’imposer dans son parti et surtout, surtout, elle aurait besoin de passer 2 années en prépa pour ficher quelques bouquins d’eco et apprendre à s’exprimer…

Strauss Kahn ? Il a des idées, sait les exprimer, mais je le crois lui aussi prisonnier d’un parti…

Je ne vois personne d’autre…

C’est triste à dire pour un socialiste, mais le mec qui répond le plus à ces différents critères, c’est Bayrou… DSK à la rigueur, s’il fonde l’ADSL (Association Démocrate des Socialites Libéraux ?) en réponse au MoDem…

Construire et vendre son projet

La plupart des politologues de tous bords d’accordent à dire qu’une des principales raisons de la victoire de Sarko a été sa capacité à gagner la bataille de l’idéologie.

Je ne crois pas aux grands programmes de partis. Ce n’est pas faire injure à madame Michu que d’affirmer que peu de gens s’y intéressent, les lisent, les comprennent, les comparent… et je pense que très très peu de gens ont un point de vue sur la politique et son histoire aussi pertinent que Greg, Biddi ou Walid.

Par contre, je crois qu’on séduit un peuple en lui proposant un projet de société basé sur un certain nombre de valeurs, qui font écho chez lui, c’est-à-dire répondent à des questionnements ou des problématiques finalement assez quotidiennes et simples.

En gros, de la même manière qu’on a une vision assez simpliste des hommes politiques (Sarko, l’homme d’action un peu dangereux, Ségolène, ce serait bien une femme mais elle est nulle, DSK, le mec crédible avec les chiffres, etc), on est traversé de points de vue et de besoins assez basiques et ce sont eux qui gouvernent notre choix politique.

Exemple : Sarkozy a mis en avant (avec brio)…

  • L’autorité qui plait à tous ceux qui trouvent que c’est quand même le bordel, toutes ces voitures qui brûlent,
  • L’efficacité et l’action, qui a séduit tous ceux, encore plus nombreux, qui pensent que les politiques sont depuis trop longtemps immobiles et passifs
  • Mais aussi (moins joli) une forme de stigmatisation de l’autre (les assistés, les immigrés), qui flatte notre tendance (à tous) à considérer que nous, on fait bien notre boulot, voire on est sous-évalué, mais que l’autre quand même, il en fout pas une…

La gauche doit (re)trouver des valeurs qui parlent. Et dans le projet de Sarko, je vois au moins 2 « failles » dans lesquelles s’engouffrer :

  • D’abord, la prééminence de l’individu sur le collectif
  • Ensuite, la domination d’un principe de réalité sur un désir de « nouvelle société »

Sur la prééminence de l’individu sur le collectif

Ce n’est ni un secret ni une attaque partisane d’affirmer que la droite met d’avantage en avant l’individu, et la gauche le collectif. Sarko a joué là-dessus, en valorisant le mérite individuelle et en stigmatisant l’égalitarisme et une société d’assistanat ; et ses envolées ont porté, car elles résonnent en nous qui éprouvons ou cédons chaque jour à la tentation individualiste.

Mais je pense que Sarko va trop loin dans ce domaine. Dans son discours : en opposant les communautés, en accusant « l’autre », en divisant pour mieux régner. Mais aussi dans son parcours ou, à force de tout miser sur une individualité (en l’occurrence, la sienne) considérée comme supérieure voire omnipotente (marrant cette façon de repiquer à Bayrou son idée de gouvernement des compétences, mais d’accompagner ses ministres dans tous leurs déplacements…), il risque de s’isoler, de lasser et tout simplement d’échouer.

La gauche a là un coup à jouer : en misant sur l’aspiration contraire, bien réelle, du rassemblement. Celle qui pousse les gens à se partager, à échanger, à se retrouver dans la rue un soir de victoire au foot ou un jour de manif.

En terme d’idée, ça veut dire lutter contre les communautarismes et les discriminations économiques, sociales ou culturelles. Apprendre à mieux vivre ensemble.

En terme de style, ça ne veut pas dire la démocratie participative ou tout le monde parle, où tous les avis se valent, et où tout le monde vient parler de son histoire de robinet qui fuit, mais un travail d’équipe (limitée) soudée autour d’un capitaine.

Sur le désir de « nouvelle société »

Ségolène avait une bonne formule, je trouve, avec son « désir d’avenir ».

Longtemps, la gauche a eu ce rôle en politique de proposer aux citoyens un avenir plus doux. Mais ce clivage d’autrefois – gentille gauche progressiste, méchante droite conservatrice – a vécu…

Aujourd’hui, la gauche a perdu cette bataille idéologique: de progressiste, elle est perçue comme passéïste. Sensée porter un projet d’avenir, elle n’est plus perçue que comme défendant les rêves… d’hier (acquis sociaux, combats de Mai 68…). D’où une position d’infériorité par rapport à une droite qui elle, revendique son appartenance au … présent (sa réalité, l’économie de marché, la mondialisation). La gauche s’est faite doubler… par la droite ! Si elle veut resséduire, c’est logique, il faut évidemment et a minima qu’ elle réapprenne le présent (sous-entendu que les socialistes deviennent socio-démocrates) mais elle ne doit pas s’arrêter là. Sinon elle ne fait que mal copier la droite. La gauche doit reprendre un pas d’avance et inventer l’avenir. Ca, ça fait rêver ! Un nouveau modèle, une nouvelle frontière, qui tienne compte de la réalité de l’économie de marché mais la dépasse. Pas un copier coller du modèle anglo-saxon, pas une copie du modèle scandinave qu’on nous ressert à chaque fois, non, un modèle français, qu’on nous enviera comme on nous a envié la révolution française ! D’ailleurs, même la gauche de la gauche y trouverait son compte : en devenant un laboratoire d’idées neuves, plutôt qu’un club pour les derniers partis trostkistes d’Europe !!

Pour conclure avec le plus drôle, ou le plus triste c’est selon (a minima le plus enrageant), je me rends compte que c’est le slogan de Sarko – « Ensemble, tout devient possible » – qui résume le mieux ce projet à écrire, en tout cas ces 2 valeurs … Slogan dont peu de mecs de droite pourront contester qu’il aurait plutôt du être « Chacun pour soi et Sarko pour tous, conformons nous docilement à la réalité de l’économie de marché et au modèle anglo-saxon. »

Il est quand même fort, ce Sarko. Allez, au boulot ! jf

Adhérez au Mouvement Démocrate

fond_bandeau1.jpgVoilà c’est fait. Il est né ce 10 mai 2007, il ne pèse pas bien lourd, et il s’appelle le Mouvement Démocrate. Dans les cris et la douleur, après les accusations de traîtrise sarkoziste d’un côté et de reniement à gauche de l’autre. Dans le mépris, avec la moitié des députés UDF ayant déserté le vote.

Selon Bayrou, «7 millions de voix recueillies au premier tour, 19% des électeurs, cela signifie que quelque chose s’est passé durant la campagne, que nous avons mobilisé un énorme capital de confiance»
“Cette force politique nouvelle et indépendante (…) j’y vois beaucoup d’espoir pour la France”

Le Mouvement démocrate chapeautera donc plusieurs courants, dont l’UDF, qui ne disparaît pas … pour l’instant.

Si vous voulez pré-adhérer, c’est ici, il y avait déjà 22.000 personnes à 14h (cf bayrou.fr) . Le parti ne sera formellement créé qu’après les législatives à l’autome.

Personnellement, j’en suis déjà. Bayrou est seul désormais, de nombreux députés UDF rejoindront sans nul doute la majorité présidentielles pour les législatives.

Mais attendons donc l’implosion de la gauche pour redistribuer les cartes, et participer à la construction d’une vraie force social-démocrate.

C’est un pari à nouveau, mais quel pari !

t.

On refait la campagne !

Ca y est c’est fini. Je vais enfin pouvoir reparler à mes amis de droite.
Ils ont peut être gagné, mais avec les images du rassemblement d’hier à la Concorde, avec toutes ces mèches au vent et ces incroyables prestations d’Enrico Macias, Faudel, Mireille Mathieu, Gilbert Montagné et Bigard, j’ai de quoi me foutre de leur gueule pendant au moins 2 quinquennats de Sarkozy…

De bonnes nouvelles ?

La plupart des analystes de la soirée ont salué le taux très élevé de participation. Une « bonne nouvelle qui témoignerait de la vitalité de la démocratie ». Personnellement, j’aurais plutôt tendance à penser, au vu des discussions assez pataudes que j’ai pu avoir à droite à gauche (mais surtout à droite…) que les gens ont surtout apprécié de participer en live à une super president academy, où le bulletin remplace le SMS mais où on vote a peu près sur les mêmes critères, mais bon, pourquoi pas ?

Pourquoi Sarko a gagné ?

(Précis tactique à destination des futurs candidats, si possible de gauche)

1) Ta campagne longtemps à l’avance tu prépareras

Sarko l’a dit lui-même, cela faisait un petit bout de temps qu’il y pensait à cette campagne… et pas qu’en se rasant !! Ségolène, elle, n’est sur la sellette médiatique que depuis 1 an et demi… Un peu court, jeune fille, même avec l’aide de tous les internautes de la ségosphère. Je pense que ça s’est un peu vu, notamment, dans les « euh… ça, j’ai pas encore eu le temps d’y réfléchir, on en discutera avec les partenaires sociaux… »

2) Sur un parti en ordre de bataille tu t’appuieras

Dans le bouquin « La prise de l’Elysée » co-écrit par Séguéla (alias La vieille pute), ils expliquent qu’une campagne se gagne avec une équipe réduite, et un parti en ordre de bataille, auquel grosso modo on fait croire qu’il est important au premier tour quand il faut rassembler son camp, avant de lui faire des infidélités au second quand il faut rassembler tout court. Le rôle du parti est clé, tout simplement parce qu’il s’agit d’une armée, d’une organisation de masse, d’une intendance indispensable à une campagne à l’échelle nationale. De ce côté-là, Sarko, élu par 98% d’un parti sur lequel il a mis la main longtemps avant le début de la campgane, avait un net avantage sur Royal. Certes, celle-ci a écrasé ses rivaux du PS lors des primaires, mais elle n’a jamais pu bénéficier d’un soutien inconditionnel d’au moins 40% du parti, et elle n’a jamais pu se débarrasser de la sale réputation d’incompétente froide et gentiment hystérique que Fabius et Strauss Kahn avait commencé de lui coller à la peau…

3) Un meilleur candidat tu seras

C’est assez bateau, mais je pense que ce fût l’atout n°1 de Sarkozy. Je dis meilleur candidat, et pas meilleur programme, c’est important. D’abord parce qu’il est connu et reconnu que la présidentiel est la rencontre d’un homme et d’une nation. Les français adorent les sauveurs, qu’il s’agisse de Napoleon ou de Jeanne d’Arc. Ensuite parce que je ne pense pas que la France soit particulièrement fan du projet résolument libéral et autoritaire de Sarko. La France est, selon moi, un pays résolument attaché aux valeurs d’égalité et de justice, bien trop accroc (à juste titre) à des avantages acquis comme la sécurité sociale pour être séduit par un modèle de société made in USA (j’en veux pour preuve les 55% de non à la constitution). Tous les mecs de droite auxquels j’ai parlé invoquent majoritairement 2 raisons pour justifier leur choix : d’abord, une forme de frustration face à une frange supposé de la population qui profiterait du système et qui mériterait un bon coup de pied au cul (à ce propos, beau coup de pouce du droit de savoir à Sarko la semaine dernière, avec un reportage sur les fraudeurs bien senti, équivalent aux 212 reportages sur la BAC de 2002…) ; ensuite, et c’est le point le plus important, un gros désir d’efficacité face à la perception d’une situation bloquée en France depuis 20 ans. Le constat est légitime, la force de Sarko d’avoir fait croire que c’était la faute de la gauche, son génie (malhonnête) d’être parvenu à ne pas être associé au bilan au moins aussi peu reluisant de la droite, son talent (que j’admire cette fois, reproche à Ségo, et souhaite au prochain candidat de gauche) de l’avoir vendu aux français avec des mots simples et qui font rêver…

4) Sur un zeste de mysoginie tu compteras

Honnêtement, j’en suis persuadé. On a beaucoup dit, moi le premier, qu’il serait scandaleux de ne voter pour Ségolène que parce que c’était une femme, mais il faut bien avouer qu’au final, c’est l’inverse qui lui est arrivé. J’en veux pour preuve son procès en incompétence. OK, elle ne connaît pas le nombre de sous-marins nucléaires, mais Sarkozy non plus et la présidentielle n’est pas un concours de trivial… Je connais des hommes politiques qui sortent des énormités bien plus grosses (quelqu’un a-t-il déjà entendu un raisonnement économique de Montebourg ???) sans que ce genre de réputation ne leur colle à la peau…

Et maintenant, les législatives…

A droite, on espère une forte majorité, histoire – dixit la droite – d’avoir les moyens de ses ambitions et – dixit la gauche – de concentrer tous les pouvoirs dans ses mains avides et malfaisantes de mangeurs d’enfants… Honnêtement, et même si je voterai naturellement à gauche parce que je pense que Sarko, le pouvoir il le partagera pas trop de toute façon, j’ai quasiment envie de voir ça. Je me suis senti un peu mal en voyant tous ces gens si heureux de la victoire de Sarko. C’est pas possible, la France, c’est pas 53% de cons… Et s’ils avaient raison, si Sarko allait nous sortir de l’impasse… Si c’était moi le vieux con sectaire… J’en suis là : les français paient pour voir, banco ! puisque ce n’est pas avec mon argent… Et mon mauvais esprit gauchiste de penser qu’au moins, quand tout le monde aura bien compris que Sarko, c’était supermenteur 2.0, on ne viendra pas me faire chier avec ses soit-disant super pouvoirs…

A gauche, on commence les grandes (petites) manœuvres. Royal ne lâche rien et s’affiche tout sourire en nous promettant « d’autres victoires » (sic). Franchement, cette fille m’impressionne par sa volonté. Elle suit sa route, ne s’arrête pas et maintient le cap (dans le mur ?). De son côté, Strauss Kahn a taclé fort. Peut être un peu trop, car je pense qu’on lui reprochera de mettre la charrue avant les bœufs et de semer la zizanie alors que la gauche doit se rassembler pour éviter une branlée historique. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’espérer qu’elle arrive, cette nouvelle gauche social démocrate, capable de nous faire rêver à une société meilleure, mais de la faire vraiment arriver, grâce à des recettes aussi inspirées que réalistes. Je pense que le schéma des partis à gauche n’est pas encore conforme à la réalité du paysage politique. A droite, c’est clair, on a une extrême droite autour de 15% (Sarko ne l’a fait baisser à 10% qu’en piquant ses « cons » mots et sa tactique de victime à Le Pen) et une droite républicaine entre 25 et 30%. A gauche, pour faire le poids, il faudrait la même répart : une extrême gauche de Besancenot à Fabius à 15% et une bonne gauche entre PS et MD à 25-30%. Vous allez me dire, il reste quelques pourcents… Pour le centre ? Quel centre ? J’en connais un qui a du regarder les résultats peinard hier. On est à l’aise, tout seul, dans un grand canapé…

JF

On se sera quand même bien marré

Depuis plus de 6 mois, je crois que je n’ai pas passé beaucoup de journées sans allusion à ce vote … et quel que soit le résultat aujourd’hui, on se sera quand même bien marré avec cette foutue campagne. Même si, à en croire les derniers sondages, l’UMP a raison de préparer la teuf place de la Concorde ce soir..( avec Faudel, Gilbert Montagné, Johnny et Enrico Macias. Il ne manque que le Doc, et on a l’affiche du siècle).

Entre la primaire aux PS et les attaques machistes des uns et des autres, la bravitude en janvier, la sympathie pour la “souveraineté et la liberté” du Quebéc, le coup des sous marins (des deux côtés), le canular de Dahan sur la Corse, la tacle de Sarkozy pour Chirac sur les sumos, la mise au piquet de Montebourg , la gueule de Le Pen après le premier tour, les retournements de vestes de Besson, Seguela et tous les autres, le bordel ambiant avec le débat Royal-Bayrou, le bordel ambiant pendant deux mois avec Bayrou tout court, la controverse sur les signatures de Le Pen, le coup du Kärcher et des jeunes dans les camps militaire, Clearstream e Villepin pendu au croc d’un boucher, les grand-messes de “J’ai une question à vous poser” et le coup de l’handicapé, les milliers de blogs anti Sarko, les milliers de blogs anti Ségo, les vidéos virales du Vrai Sarkozy, des réunions secrètes au PS, les vieux reportages où l’on apprend que Ségolène est en fait de droite, la mode du zouk politique “Sé-Sé-Sé-Ségolène” ou “Sarko oh oh ” les couvertures de fous de Marianne, la Rumeur, les histoires de c.. de Cécilia, le ralliement des “éléphants”, cette sous-star de Morandini qui veut sortir les chiffres plus tôt, les affiches hallucinantes, le clip ridicule de Chivardi place de la République, le discours de départ de Chirac, les centaines et les centaines de sondages quotidiens, les bitch stars de Sarko, Bruno Candida, LE débat de l’entredeux tours, les fameuses révélations du patrimoine des candidats, le scandale dans le Canard sur l’appart de Neuilly, le bouquin d’Azouz Begag, j’en passe, j’en passe…

Quand j’y repense un peu, heureusement que la prochaine est dans 5 ans.

t.

Parions peu, parions bien

sarkozy-royal.jpgMon impression sur le débat: Sarkozy égal à lui meme à affirmer avec une conviction imperturbable les plus énormes contrevérités. Sur l’économie, les retraites, les fonctionnaires, la délinquance, l’énergie, les poles de compétitivité, sur la Turquie… le défi du jour serait de trouver le sujet sur lequel il a dit des choses à peu prés correctes… Mais en face Ségolene n’a pas été parfaite sur ce point, loin de là (même si j’estime que ca été moins systématique), et a choisi un sujet bien complexe pour faire montre de sa “saine colère”, alors que j’aurais préféré qu’elle s’oppose à lui plus fermement sur l’économie et l’immigration. Sur la forme je pense qu’elle a perdu, confortant l’idée que Sarko était plus compétent qu’elle, ce qui selon moi a au contraire été démenti par le fond du débat. Mais Ségo a laissé Sarko lui faire la morale sur l’économie….

Les faiblesses de Sarko : l’exemple par l’économie, sujet sur lequel il est encore intéressant de débattre, vu que par ailleurs (notamment social, société, histoire, institutions, éthique, écologie, éducation, …) j’ai l’outrecuidance d’estimer qu’il n’y a pas photo, et que c’est surtout sur l’économie que Sarko attire les lecteurs de ce blog. Selon moi l’échange sur les questions économiques a été totalement faussé par les mensonges de Sarkozy : extraits-

Sarkozy dis que la loi Fillon assure les finances des retraites jusqu’en 2020, c’est faux… Ségo lui dit… il dit que non… au moins deux fois. Aujourd’hui démenti formel du Conseil d’Oritentation des Retraites qui affirme que seul 1/3 du financement des retraites à l’horizon 2020 est assuré… Ségo à raison de dire qu’il faut une nouvelle recette, et la piste de taxer les revenus boursiers me parait excellente… elle ne l’a certes pas détaillé, mais qui sur ce sujet est en réalité le plus approximatif ?

Ségoléne estime qu’il faut tenir compte de la pénibilité du travail… Sarko lui asséne: c’est déjà prévu dans la loi Fillon… c’est encore une fois un énorme mensonge… difficile de débattre dans ces conditions non ?

Sarko le défenseur du pouvoir d’achat fait une promesse incroyable: « Il y a 3 millions de petites retraites, c’est-à-dire 3 millions de personnes qui sont en dessous du minimum vieillesse. J’augmenterai de 25 % les petites retraites et je les ferai financer, car on aura récupéré sur la réforme des régimes spéciaux » Le minimum vieillesse est à 600 EUR mois (je ne parle même pas du montant des petites retraites…). Je fais donc 600 * 3 000 000 * 0.25 *12 =….. 5.5 Milliards d’euros par an… Mais comment on finance cette augmentation si politiquement correcte ? “Oui mais madame je vais remettre à plat les régimes spéciaux”: Démagogie honteuse, et toujours cette même logique de confrontation des uns contre les autres (si les retraites des pauvres sont trop faibles c’est la faute des régimes spéciaux), vu que les régimes spéciaux touchent 4% des travailleurs soit disons grosso merdo 800 000 personnes, ca revient à dire en toute démagogie qu’on va augmenter l’effort de contribution des salariés des régimes spéciaux de 5.5 MDS / 800 000 = 6.250 EUR par an ???

Mesure sur les heures supp: vu le nombre d’heures supp actuel en france, c’est déjà 5 milliards d’EUR qui partent en fumée pour l’état… pour un simple gain de 15% par heure supp pour le travailleur. La mesure du CPC de Ségo en coute 2 selon débat 2007 en étant parfaitement ciblée.

Dans le même temps Sarko répète qu’il va baisser de 4 points de PIB les impôts… outre le fait que les impôts augmentent depuis 5 ans malgré les réduction d’impôts accordés aux ménages les plus aisés (mais alors qui compensent ?????) , cette mesure ne permettra pas de baisser la dette… si il y arrive, ce serait au prix d’une sérieuse remise en cause de notre modèle social… c’est sans doute là que nous divergeons tous… Je rappelle que Tatcher en 10 ans de réduction significative du secteur public en Angleterre à baisser le taux d’imposition de 2 points de PIB (malgré les démentis de Coppée)

Fonctionnaires: Il devrait au moins assumer ce qu’il dit… ne pas renouveler un départ à la retraite sur deux, ce n’est pas réduire le nombre des 25 000 douaniers : mais bien évidemment et en priorité réduire le nombre de fonctionnaires dans les ministères ou ils sont le plus nombreux: éducation et santé, là où nos fonctionnaires sont le plus nécessaires. Je préfère les économies ciblées par Ségoléne.

Sarkozy a été moins flou que Ségo car il lui suffisait de clairement mentir pour convaincre de son approche pragmatique et de la pertinence de sa vision… Je préfère les mesures nombreuses et cohérentes proposées par Ségo: dont notamment le ciblage PRAGMATIQUE des aides de l’état et de la fiscalité pour promouvoir l’emploi et la formation des jeunes, le réinvestissement des bén-éfices dans l’entreprise (donc les emplois de demain), aider les PME à se développer et à exporter… Entre le CAC 40 et les artisans il y a un gouffre en France (comparé à l’Allemagne par exemple), son programme est tout entier tourné vers ces PMEs. DSK, le gourou de toutes les personnes lectrices de ce site, a déclaré fermement sur RTL qu’il se portait garant du programme économique de Ségolène Royal qu’il jugeait moderne, complet, et adapté aux défis de la France. Venant de DSK, connaissant son affection pour Ségolène, ce n’est pas une prise de position légère.

L’élection est un pari. Beaucoup de gens s’apprêtent à faire un pari ce dimanche : le pari des vertus du néolibéralisme économique (ce mot n’est pas négatif dans ma bouche) qui transformeraient la France… Ce pari peut être séduisant car « jamais tenté »… et du coup amène certains à négliger tous les autres aspects de la candidature de Sarkozy (développés dans des posts précédents). Je conteste la pertinence des choix économiques qui sont faits par Sarko. Je suis pas le seul.

Je fais un autre pari : sur la base d’un meilleur programme économique, un meilleur économiste sera premier ministre de Ségolène Royal, j’ai nommé DSK. Ce pari a beaucoup plus de chance de se réaliser. La France sera modernisée, économiquement, socialement et institutionnellement, dans un climat bien plus apaisé et propice à la négociation que ce que, selon moi, l’ère Sarkozy nous réserve. Dimanche je fais le pari Ségolène Royal.

GD

Allègre “outré par les mensonges” de Royal

Claude AllègreClaude Allègre, ancien ministre de l’Education du gouvernement Jospin, s’est dit aujourd’hui “outré par les mensonges” de Ségolène Royal sur la scolarisation des enfants handicapés, ajoutant qu’il “ne votera pas” pour elle au second tour de la présidentielle. Evoquant du débat avec Nicolas Sarkozy sur cette question, mercredi soir, “j’ai trouvé (sa) colère suspecte et préparée. Je suis outré par ce que ce qui a été dit, c’est des mensonges”, a-t-il ajouté. Selon lui, “les emplois ont été créés par Luc Ferry (ministre de l’Education nationale) sous le gouvernement Raffarin”.

(Avec AFP).

NG

Des choix économiques

Thomas PikettyBonjour à tous,

Pour ceux qui s’intéressent aux questions économiques, et pour qui celles-ci pourraient être à la base de leur choix dimanche prochain, un débat trés intéressant opposait hier les camp Sarkozy et Royal sur France Europe Express… où il est intéressant de voir que Coppée apres 5 ans passés au budget dit souvent des choses fausses (ignorance ou mensonge ?), et que l’UMP est quelque peu incohérente dans ces messages et son action… on comprend mieux le bilan économique bien médiocre de ces 5 derniéres années, et les nouvelles propositions ne sont pas trés rassurantes.

Il s’agit là de 3 extraits qui correspondent aux interventions de Thomas Piketty, économiste ayant choisi de soutenir Ségolène Royal : écoutez le, ce qu’il dit est intéressant.

http://www.dailymotion.com/related/3114537/video/x1unqs_thomas-piketty-demonte-la-propagand/1

http://www.dailymotion.com/relevance/search/piketty/video/x1ur6x_thomas-piketty-coppe-2

http://www.dailymotion.com/related/3114537/video/x1uo6l_thomas-piketty-3

Pour l’ensemble de l’échange (la partie sur l’économie commence à la 57e minute, et dure 30mn)

http://france-europe-express.france3.fr/30358244-fr.php

gd

Le marché fait son chemin

cb042084.jpgEvidemment Bayrou ne sera pas à Matignon: d’une part parce que personne ne le souhaite vraiment; d’autre part parce que ça irait à l’encontre de la stratégie de Bayrou de tenter l’élection de 2012.

Enfin quant à la polémique sur les élus UDF, je rappelle que la consigne donnée par Mitterand à Rocard en 1988 était: pas plus de la moitié de ministres socialistes.

Sinon, je vous invite à lire l’interview de Ségolène dans le Monde. Ou vous trouverez des éléments très clairs d’un programme d’une gauche moderne:

“L’économie de marché est une réalité incontournable. Mais je crois qu’elle a besoin d’une régulation pour éviter ses désordres. ” (ça c’est la définition même de la social-démocratie moderne en place dans tous les pays d’Europe, et que soutiennent les socialistes modernes).

“J’ai un discours très moderne vis-à-vis des entreprises. Je leur dis même : faites du profit, gagnez de l’argent, à condition qu’il soit honnêtement gagné et équitablement distribué. Avancez, prenez des risques. Mais il faudra que les banques aident davantage les PME.”.

“Je veux un pacte de croissance avec les PME, le Small Business Act.”. “L’Etat a reculé pendant cinq ans sur l’investissement dans la recherche et l’innovation, c’est très grave, il va falloir au contraire en faire une priorité.”. “En même temps, je supprimerai les aides aux entreprises qui n’en ont pas besoin, pour les concentrer sur les PME qui innovent. Je souhaite débureaucratiser l’intervention de l’Etat et la cibler sur les vrais besoins.”. “Il faut [...] s’orienter vers des systèmes de retraite à la carte, plus souples.”.

Voir également le passage sur les syndicats (pour mémoire, le succès en Allemagne ou en Suède provient entre autre de la très forte proportion de salariés syndiqués). Alors, on peut trouver qu’elle parle mal ou qu’elle est inconstante et autoritaire. Certes. Mais a) ses valeurs sont claires et b) son programme aussi.

En face, vous avez une réthorique très attirante (la faillite morale de mai 68, les assisté et les chomeurs, remettre la France au travail) mais derrière laquelle on ne voit pas la cohérence du programme : je rappelle, que pour l’emploi, le seul engagement c’est la défiscalisation des heures sup, fiscalisation déjà très fortement allégée par Fillon en 2003 (voir les posts de GD assez réguliers sur le sujet).

Autre exemple hors de l’économie: M. Sarkozy prévoit une loi pour la mise en place d’une peine plancher contre les délinquant multi-récidivistes; Mme Royal, elle, propose de punir au premier acte avec recadrage en centre fermé (aujourd’hui on ne punit pas et il y a récidive dans 70% des cas; quand on recadre, il n’y a pas de récidive dans 80% des cas). Bref, le bon sens et l’efficacité sont chez Mme Royal. Je pourrais continuer sur le logement avec cette abbération économique de Sarkozy qui propose de retirer les intérêts des impots (cout estimé de 2 md euros qui ne règle pas du tout le problème du logement, mais contribue à entretenir l’inflation immobilière)…

Jusqu’à présent, on me présente Sarkozy comme le père fouettard qui va remettre les choses en ordre mais on n’est capable de motiver ce choix en me prouvant que son programme est efficace ; on en reste juste à paraphraser sa stratégie de communication. J’aimerai juste que les gens qui votent Sarkozy soient capable de défendre en y croyant son programme… je comprends bien néanmoins toute la difficulté à défendre un programme dont on n’a aucune idée de ce qui en sera mis en oeuvre puisque le candidat lui-même annonce que ce sont des mesures de campagnes qu’on traitera au cas par cas.

Pour finir, cette petite phrase de Mme Royal sur DSK: “C’est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.”. On est exactement comme en 1988 avec “la prime pour Rocard” dans un contexte où les centristes jouent un role fort. Elle est obligée de le nommer pour gagner les législatives.

François Bayrou à Matignon maintenant.

Sego(Reuters) A une semaine du second tour, Ségolène Royal a déclaré dimanche qu’elle ne s’interdisait rien quant à la composition de son futur gouvernement si elle accède à l’Elysée.
Interrogée sur Canal+ sur la possibilité qu’elle choisisse François Bayrou comme Premier ministre, la candidate du PS, du MRC et du PRG a déclaré : “Je ne m’interdis rien”.
Je pense que ce n’est pas ce qui se passera mais je ne m’interdis rien sur le choix de mon Premier ministre”, a-t-elle ajouté.”

On nage de plus en plus dans le grand n’importe quoi, non ?

Enfin! Ségolène!

Ceux qui disaient que Ségolène n’allait pas réformer le PS et n’était pas une social-démocrate peuvent aller se rhabiller!! (et j’en suis)

Quelle leçon hier soir sur France 2!Et oui, on aura entendu des phrases intéressantes hier soir: “il faut que les entreprises soient performantes et qu’elles gagnent de l’argent pour qu’elles puissent réinvestir, conquérir des marchés internationaux”. Si ça c’est pas novateur dans le PS! article de Libé sur le sujet: “En mettant le cap au centre, Royal s’inspire, sur le plan stratégique, de la coalition italienne emmenée par Romano Prodi en Italie (lire page 6) et, sur le fond, de la rénovation idéologique conduite par Tony Blair en Grande-Bretagne. Sans se convertir au «blairisme», le projet du PS s’est d’ailleurs réorienté depuis quelques années, notamment sous l’influence de Dominique Strauss-Kahn, sur la voie d’une social-démocratie plus «moderne».

Alors effectivement, ça irrite au PS, Mélanchon s’émeut… So what? c’est très bien: elle innove, elle modernise, et certains gueulent! c’est normal que ça gueule; moi ce qui m’inquièterait c’est plutot un parti où on suiverait le chef dans tout ce qu’il dit sans sourciller, où on craint de s’y opposer, où il n’y a plus de débat.

Bref, Ségolène est enfin devenue crédible, et plus personne ne peut parler de son éventuelle incompétence. Magnifique.

Vive la République! Vive la France!

LB

Extraits de l’émission “A vous de juger” hier sur France 2

Bayrou à Paris

Electeurs de Bayrou à Paris… bobos trotskistes?

Santini s’est lâché hier, en qualifiant les électeurs de Bayrou pour “moitié d’ électeurs indépendants prêts à repartir chez Sarkozy”, l’autre moitié étant “composée de bobos déçus par la gauche, parfois trotskistes, et qui ont cru trouver une échappatoire avec Bayrou”,

Bon ça c’est dit. C’est brut, c’est frais, c’est du Santini.

Pour vérifier ces dires, je me suis amusé à regarder les résultats des 4 principaux candidats hier à Paris. Le résultat est assez éloquant.

Cela reste Paris bien sûr, mais Bayrou a-t’il réellement cet électorat “bobo” comme on l’a affirmé (enfin si être bobo c’est habiter dans le 4e et aller à vélo au bureau..) ?

Les résultats de Sarkozy et Royal sont finalement assez peu surprenants (Royal à 42% vs Sarkozy à 23% dans les 20e, 19e et 10e; la tendante étant plutôt de 60% pour Sarkozy vs 12% pour Royal dans le 8e et le 16e)

En revanche, les scores de Bayrou ne rentrent pas dans cette typologie Est/ouest parisien.
On retrouve ainsi les scores les plus élevés dans l’”hypercentre” (5e, 2e, 3e et 4e aux alentours de 3%) tandis que les plus faibles se situent dans les arrondissements populaires ou bourgeois (20e, 19e, 16e, 17e sont aux alentours de 16%).

A priori donc, cela n’était pas totalement faux…

Merde alors

tp

De l’urgence de rassembler, d’apaiser, de pacifier

This is a time of shame and sorrow. It is not a day for politics. I have saved this one opportunity, my only event of today, to speak briefly to you about the mindless menace of violence in America which again stains our land and every one of our lives.

It is not the concern of any one race. The victims of the violence are black and white, rich and poor, young and old, famous and unknown. They are, most important of all, human beings whom other human beings loved and needed. No one – no matter where he lives or what he does – can be certain who will suffer from some senseless act of bloodshed. And yet it goes on and on and on in this country of ours.

Why? What has violence ever accomplished? What has it ever created? No martyr’s cause has ever been stilled by an assassin’s bullet.

No wrongs have ever been righted by riots and civil disorders. A sniper is only a coward, not a hero; and an uncontrolled, uncontrollable mob is only the voice of madness, not the voice of reason.

Whenever any American’s life is taken by another American unnecessarily – whether it is done in the name of the law or in the defiance of the law, by one man or a gang, in cold blood or in passion, in an attack of violence or in response to violence – whenever we tear at the fabric of the life which another man has painfully and clumsily woven for himself and his children, the whole nation is degraded.

“Among free men,” said Abraham Lincoln, “there can be no successful appeal from the ballot to the bullet; and those who take such appeal are sure to lose their cause and pay the costs.”

Yet we seemingly tolerate a rising level of violence that ignores our common humanity and our claims to civilization alike. We calmly accept newspaper reports of civilian slaughter in far-off lands. We glorify killing on movie and television screens and call it entertainment. We make it easy for men of all shades of sanity to acquire whatever weapons and ammunition they desire.

Too often we honor swagger and bluster and wielders of force; too often we excuse those who are willing to build their own lives on the shattered dreams of others. Some Americans who preach non-violence abroad fail to practice it here at home. Some who accuse others of inciting riots have by their own conduct invited them.

Some look for scapegoats, others look for conspiracies, but this much is clear: violence breeds violence, repression brings retaliation, and only a cleansing of our whole society can remove this sickness from our soul.

For there is another kind of violence, slower but just as deadly destructive as the shot or the bomb in the night. This is the violence of institutions; indifference and inaction and slow decay. This is the violence that afflicts the poor, that poisons relations between men because their skin has different colors. This is the slow destruction of a child by hunger, and schools without books and homes without heat in the winter.

This is the breaking of a man’s spirit by denying him the chance to stand as a father and as a man among other men. And this too afflicts us all.

I have not come here to propose a set of specific remedies nor is there a single set. For a broad and adequate outline we know what must be done. When you teach a man to hate and fear his brother, when you teach that he is a lesser man because of his color or his beliefs or the policies he pursues, when you teach that those who differ from you threaten your freedom or your job or your family, then you also learn to confront others not as fellow citizens but as enemies, to be met not with cooperation but with conquest; to be subjugated and mastered.

We learn, at the last, to look at our brothers as aliens, men with whom we share a city, but not a community; men bound to us in common dwelling, but not in common effort. We learn to share only a common fear, only a common desire to retreat from each other, only a common impulse to meet disagreement with force. For all this, there are no final answers.

Yet we know what we must do. It is to achieve true justice among our fellow citizens. The question is not what programs we should seek to enact. The question is whether we can find in our own midst and in our own hearts that leadership of humane purpose that will recognize the terrible truths of our existence.

We must admit the vanity of our false distinctions among men and learn to find our own advancement in the search for the advancement of others. We must admit in ourselves that our own children’s future cannot be built on the misfortunes of others. We must recognize that this short life can neither be ennobled or enriched by hatred or revenge.

Our lives on this planet are too short and the work to be done too great to let this spirit flourish any longer in our land. Of course we cannot vanquish it with a program, nor with a resolution.

But we can perhaps remember, if only for a time, that those who live with us are our brothers, that they share with us the same short moment of life; that they seek, as do we, nothing but the chance to live out their lives in purpose and in happiness, winning what satisfaction and fulfillment they can.

Surely, this bond of common faith, this bond of common goal, can begin to teach us something. Surely, we can learn, at least, to look at those around us as fellow men, and surely we can begin to work a little harder to bind up the wounds among us and to become in our own hearts brothers and countrymen once again.

Robert F. Kennedy (April 5th 1968)

Ni TSS ni TSR (je sais, c’est encore du ni-ni…mais on ne se refait pas…)

Une belle journée pour la France : participation record, Le Pen en recul grâce à Sarkozy il faut le reconnaître), les tocards trotskyste contraints d’aller chez Cofidis pour payer leur campagne. Et maintenant ? Eh bien en bref, pas de “Tout sauf…” Il s’agit d’élire notre président. Et nous avons 1 choix clair (et facile désormais) à faire. Je suis fier d’avoir contribué au 18% de vote social-démocrate. La refondation est en marche. Mais dans l’immédiat, je suis convaincu que Royal n’est pas porteuse des réformes nécessaires car enferrées dans les contradictions du PS (de Mélanchon à DSK en passant par Montebourg). Cela sera Sarkozy sans aucune hésitation pour ma part. Malgré le personnage mais en pensant entre autre à son programme économique et une partie de son équipe : Borloo, Breton, Fillon, Bertrand, Dati, Copé…

Sinon, vu sur les réactions Libé : “Désir de …de quoi au juste ?
Bravo à tous ceux qui ont voté Ségo ! Maintenant vous aurez Sarko pendant … 15 ans ! Bandes d’aveugles, il fallait voter Bayrou pour battre NS c’était tellement évident ! Je suis éffaré par la cécité des gens de gauche incapables de voir la réalité en face. Nous avons pourtant été des dizaines sur ce site à le dire alors que nous étions aussi de gauche mais 25 % de gens de gauche lucides n’ont pas suffit à convaincre 75 % de gens avec des oeillères. Dommage, mille fois dommage ! Bravo à Libé pour cette campagne anti-Bayrou et pro-Ségolène !!! Quelle lucidité chez ces journalistes ! Bien sûr, après avoir voté Bayrou, je voterai Ségolène car je continue ma croisade anti-Sarko, mais je sais déjà, et je n’ai pas besoin des sondages qui vont sortir dés demain pour l’affirmer, que c’est FOUTU ! Sarko sera élu vu la faiblesse de la gauche depuis des années. C’est parfois très simple la politique merde ! Salut à tous et rendez-vous en 2012 en espérant que les prochaines élections ne soient pas vérouillées… Dimanche 22 Avril 2007 – 22:27″ …..

Allez, à plus dans le bus,

W

Le Pen ne sera pas au 2e tour, c’est mathématique

Jean-Marie Le Pen fait entre 4 et 5 millions de voix depuis 1988
- 1988 : Jean-Marie Le Pen fait 4 300 000 voix.
- 1995 : il fait 4 500 000 voix.
- 2002 : il fait 4 800 000 voix. L’autre candidat d’extrême droite, Bruno Mégret, avait fait 500 000 voix. Autrement dit, en 2002, l’Extrême droite a fait 5 300 00 voix.

2007, une forte mobilisation : 78 à 80% de participation
Tous les instituts de sondage sont formels : la participation sera forte en 2007. Il y aura un taux de participation de l’ordre de 78 à 80%, c’est-a-dire, sur 44,5 millions d’électeurs, environ 35 millions de votants.

Il faudrait à Le Pen 2 millions d’électeurs de plus qu’en 2002 pour être au second tour
Cette année, le seuil d’accès au second tour, sera situé aux alentours de 20%. Par conséquent, pour que Jean-Marie Le Pen accède au second tour, il faudrait qu’il fasse 20% des voix, c’est-à-dire, ramené au nombre de votants, 7 à 8 millions d’électeurs.

En 2002, il faisait 4 800 000 voix. Il faudrait donc qu’il ait 2, voire 3 millions d’électeurs en plus cette année. Faire un bon de 2 millions d’électeurs, c’est du jamais vu. Depuis 20 ans, l’Extrême droite progresse, mais à chaque élection, elle gagne environ 500 000 voix. En 2002, il avait pu se qualifier car l’abstention était forte.

Deuxième tour : 3 candidats peuvent donc se qualifier
Mathématiquement, Jean-Marie Le Pen ne peut donc pas être au second tour. Trois candidats peuvent y accéder : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Le Parti Socialiste connaît parfaitement ces chiffres. Lorsque Ségolène Royal appelle au vote utile, elle le fait donc car elle est menacée par François Bayrou.

Le 21 avril 2002 avec Jean-Marie Le Pen au second tour n’aura pas lieu en 2007.

(vu sur Politique.net)
tom

sego-ou-sarko.com

..fait le tour du web

J’aurai essayé… :)

tom

Résultats à 18h ?

La commission réagit enfin !

COMMISSION NATIONALE DE CONTRÔLE DE LA CAMPAGNE EN VUE DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

et

COMMISSION DES SONDAGES

 

 

Communiqué relatif à la communication au public des résultats du premier tour - 18 avril 2007

La Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l’élection présidentielle et la Commission des sondages rappellent que les dispositions de l’article 11 de la loi du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion, modifiée par la loi du 19 février 2002, conduisent à ce que soient interdits, jusqu’à la fermeture, le 22 avril à 20 heures, du dernier bureau de vote en métropole, la diffusion et le commentaire, sur l’ensemble du territoire de la République, par quelque moyen que ce soit :
– des éventuels sondages réalisés à la sortie des urnes auprès des électeurs ayant voté le samedi 21 avril et le dimanche 22 avril ;
– ainsi que des résultats des opérations ayant pour objet de donner une connaissance immédiate des résultats du premier tour.

Ces dispositions interdisent également qu’il soit publiquement fait état, par quelque moyen que ce soit, de simples tendances qui seraient issues de ces différentes opérations.

Leur respect scrupuleux s’impose naturellement à toutes les chaînes de télévision ou de radio mais aussi, notamment, à toute personne qui aurait recours à un procédé de communication au public par voie électronique. Il se justifie par l’absolue nécessité de préserver de toute interférence extérieure le droit de chaque citoyen à la libre expression de son suffrage. Il convient, en particulier, de conjurer le risque de voir certains électeurs renoncer à voter parce que le résultat serait prématurément présenté comme acquis ou de voir leur vote influencé par des informations diffusées illégalement et dont l’ensemble du corps électoral n’aurait pu disposer.

La méconnaissance de ces prescriptions constitue une infraction pénale qui est susceptible, en vertu de l’article 12 de la loi du 19 juillet 1977 et de l’article L. 90-1 du code électoral, d’être punie d’une amende de 75 000 euros par infraction constatée. Tout fait répréhensible sera immédiatement porté à la connaissance du procureur de la République.

Chacun mesure l’importance de l’élection présidentielle dans la vie de notre pays. Le respect par chaque citoyen de la loi doit contribuer à ce que ce processus démocratique puisse se dérouler normalement jusqu’à son terme.

 

Shopping présidentiel

Un peu de légéreté à quelques jours du scrutin : petite sélection shopping pour l’entre-deux tours, pour complèter l’article du Nouvel Obs cette semaine.

sexy_f.jpgOn commence par ce tee-shirt de campagne assez étrange ” Sexy Centriste” .J’ai cherché un jeu de mots, mais non en fait, iln ‘y a rien. C’est juste “Sexy Centriste”. Bon. J’ai le même version “Bayrou au Zénith” , et ça dépote. Commandez le pour 5€ sur la boutique des Jeunes UDF..

bracelet.jpgAnti-sarko, j’ai ce qu’il te faut : le bracelet (10€ le lot de 6)
” Contre le “péril Sarkozy” dans la jeunesse et pour créer une dynamique de rassemblement de la Gauche contre le candidat de l’UMP”. C’est à l’initiative de ReSo. Le vrai militant anti-sarko pourra aussi se procurer les autocollants, le tee-shirt ou le bouquin “sarkozy dans le texte
A noter que Cali et Diam’s porteraient le bracelet, c’est vous dire combien c’est rebelle.

sac-shopping_l.jpgLa palme du merchandising présidentiel revient à Sarkozy l’américain. Allez faire un tour sur la boutique de Sarkozy , c’est une vraie caverne d’Ali Baba. Du cabas au mug en passant par le sweat à capuche, nico est partout, et Ensemble tout devient possible. Même de voir Nicolas Sarkozy en habillage de portable. Ils sont forts ces jeun’s de l’UMP…

Sinon, j’ai cherché les fameuses tongs, si vous les trouvez faites moi signe

Ségo. Ah Ségo. Après un tour sur la Segosphère et sur Demain ne se fera pas toi, impossible de trouver du matos “officiel” de Ségolène. Etrange non ? En revanche quelques mecs se sont lachés, et sur quelques sites américains, on trouve de fort belles choses..

Le string tout d’abord. Chic et choc. Ségo devant, sarko derrière. Classe donc.

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Les mecs se lâchent: craquez pour l’horloge ou la casquette de baseball Ségo… un badge Sarko-Lautrec.. ou quelques tee-shirts

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tee-shirt-sego.jpg

tee-shirt-sarko.jpgtee-shirt-bayrou.jpg

Juste un point : sur le tee-shirt de Bayrou, il est écrit “je t2 donne mon vote man, et ma voix devient tienne” . De la poésie ces présidentielles..

PS/si vous trouvez deux trois beaux tee-shirts, faites moi signe !

tom

Article du soir, espoir ?

Il manque beaucoup de chose à Ségolène. Mon inquiétude est permanente. J’oscille quotidiennement entre nouvel espoir et découragement. Je suis sans doute bien trop clément avec elle sur tout ce que je lui reproche, et sacralise sans doute bien vite tout ce qu’elle fait de bien.

Ce que je lui reproche le plus: etre incapable de rassurer, et de s’imposer comme une alternative possible face à celui qui a un talent sans pareil pour faire passer sa personne, sa pensée, ses pratiques comme vertueuses et salutaires pour la France, quand bien même elles sont en tous points contraires à ce dont la France à besoin (solidarité par l’impot plutot qu’accroissement des inégalités par celui ci; justice effective plutot que traitements différents entre fraudeur du métro et du fisc, entre députés et chomeurs, entre grands patrons remerciés et smicards licensiés; renouvellement des pratiques politiques plutot que pressions sur médias, traffic d’influences, nominations et autres (potentielles?) amnisties en tout genre; relance de l’emploi concertée plutot que simple appel à “travailler plus pour gagner plus”; favorisation du retour à l’emploi plutot que stigmatisation des “assistés” et des RMIstes dont le gvt sortant a repeuplé les rangs; effort sur éducation et recherche plutôt que baisse des budgets; union nationale plutot que stigmatisation de l’immigration; honneteté plutot que mensonges et maquillage des statistiques comme argument politique ; remise à plat de notre politique en Afrique plutot qu’éloge du temps béni des colonies et visites personnelles à Omar Bongo; renforcement de notre pacte républicain plus tot que flou artistique cultivé sur la relation avec l’extreme droite (dont les préfaces de Gianfranco Fini ne sont qu’un exemple). Ce que je lui reproche donc à Ségo c’est de ne pas parvenir à convaincre que la France aurait un peu plus d’espoir avec elle.

Ce que j’apprécie le plus: son indépendance forcenée. Elle ne doit rien à personne, et ne devra rien à personne une fois au pouvoir. J’étais content de lire l’article suivant hier soir.

On se raccroche à ce qu’on peut…

g.

That’s it

bayru2 «François Bayrou est devenu un candidat de la gauche” Nicolas Sarkozy
(Libération du 12/04/07)

t.

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